Un boîtier en saphir, en céramique ou en titane se photographie mal pour une raison simple : ces trois matières se lisent par la façon dont la lumière les traverse ou les balaie, et une image fixe fige exactement cette information. La transparence vire au gris, la céramique passe pour du plastique, le titane ressemble à de l’acier mal poli. Le mouvement les restitue.
Le saphir est le cas extrême. Un boîtier taillé dans un bloc transparent n’a pas de contour stable : ce qu’on voit dépend de ce qu’il y a derrière et de l’angle. Immobile, il devient une forme trouble. Dès qu’il tourne, la lumière traverse les faces les unes après les autres et l’épaisseur de la matière redevient lisible. C’est la seule façon de faire comprendre ce qu’on regarde.
La céramique pose le problème inverse. Sa surface renvoie peu et de manière très uniforme, donc une photo classique l’aplatit en une teinte unie et lui retire son poids visuel. Il lui faut un déplacement de source lumineuse le long du boîtier pour que le satiné et le poli se séparent à l’œil. Même logique sur le titane, dont le grain ne sort qu’en lumière rasante mobile.
En studio, cette lumière mobile s’obtient avec un bras motorisé et plusieurs prises. C’est du temps et du matériel, et c’est la raison pour laquelle ces matières sont sous représentées dans les catalogues alors qu’elles sont l’argument technique de beaucoup de pièces récentes. La production Zethic reconstruit ce déplacement de lumière à partir des visuels existants, sans banc de prise de vue.
Le repère pratique : si une référence est vendue sur sa matière et que son argument tient en un mot du descriptif, elle a besoin d’un plan animé. Zethic Studio livre en 7 à 8 jours, sans tournage, et le premier visuel est offert. Les visuels horlogers déjà produits sont visibles dans la collection horlogerie.